“1001 façons d’être parents…”
Manosque, 16 décembre 2025
Par Solène Dargaud — Dessins publiés en licence CC-BY-NC-ND
Cette journée était dédiée à l’accompagnement à la parentalité, en croisant les enjeux d’interculturalité qui traversent nos pratiques. Elle a été une occasion précieuse de se retrouver entre professionnels de l'accompagnement à la parentalité pour échanger sur l'interculturalité.
L'événement “1001 façons d’être parents" dédié à la parentalité et l'interculturalité était une ode à la curiosité et à la tolérance !
J'en retient que quelque soit la stratégie mise en place par un parent (couvrir son enfant ou pas, co-dodo ou pas, sanctionner ou pas...) cela part quasiment toujours d'une bonne intention pour l'enfant. Cette stratégie doit être située dans son contexte (nationalité, groupe social, famille) pour être comprise et respectée.
Une première fresque est dédiée à :
J'en retient que quelque soit la stratégie mise en place par un parent (couvrir son enfant ou pas, co-dodo ou pas, sanctionner ou pas...) cela part quasiment toujours d'une bonne intention pour l'enfant. Cette stratégie doit être située dans son contexte (nationalité, groupe social, famille) pour être comprise et respectée.
Une première fresque est dédiée à :
Julia masson , psychologue au Centre de soin OSIRIS sur l'exil, le trauma et la parentalité. Elle nous partageait qu'une personne en situation d'exil (avec parfois torture, humiliation, viol...) en ressort avec un traumatisme psychique (reviviscence de l’expérience, évitements, sentiment de menaces permanentes). Il est nécessaire d'accueillir, soutenir la parole et reconnaître le vécu pour recréer un sentiment de sécurité, de confiance et permettre à la personne une reconstruction identitaire.
Et à l’association De Bouche à Oreilles qui organise des ateliers d'oralité, basés sur les contes, pour permettre le partage de bribes de cultures (contes, chants) et d'ouvrir sur des récits de vie !
" La plupart des personnes d’origine étrangère, rencontrées par l'association, ont bénéficié d'une culture orale. Ils sont nombreux à ne pas avoir été scolarisés, mais ils maitrisent parfois 3 ou 4 langues et savent communiquer, raconter… Pour certains, toutes leurs règles de vie (codes sociétaux) ont été transmis par leurs anciens via les histoires."
" La plupart des personnes d’origine étrangère, rencontrées par l'association, ont bénéficié d'une culture orale. Ils sont nombreux à ne pas avoir été scolarisés, mais ils maitrisent parfois 3 ou 4 langues et savent communiquer, raconter… Pour certains, toutes leurs règles de vie (codes sociétaux) ont été transmis par leurs anciens via les histoires."
Clotilde O'Deyé, anthropologue et formatrice qui nous a partagé une approche permettant de "situer" la parentalité dans son contexte culturel et donc de mieux comprendre des gestes ou paroles de certains parents.
Nous avons appris à déconstruire les "chocs culturels", ces moments où l'on voit un parent faire quelque chose qui nous surprend, choque ou met en colère.
Nous avons appris à déconstruire les "chocs culturels", ces moments où l'on voit un parent faire quelque chose qui nous surprend, choque ou met en colère.
Des ateliers ont ensuite été animés pour :
- Questionner pour comprendre le geste (Comment vous faites chez vous pour... endormir l'enfant ?)
- Expliciter pourquoi nous faisons différemment en France (donner la ref')
- Valoriser la bonne intention du parent et son pouvoir d'agir du parent
- Négocier de manière dynamique la stratégie adoptée